L’Etat a pris toutes les dispositions pour la poursuite des recherches
Depuis un certain temps, on note une certaine recrudescence des accidents en mer , due à la montée des eaux profondes, avec des vents d’origine marine qui font que la mer est très agitée. La liste des victimes ne fait que s’alourdir, chez les pêcheurs artisanaux. En un mois, il y a eu plus de six accidents. La seule localité de Saint-Louis a enregistré, en début janvier 2010, cinq morts, avec beaucoup de dégâts matériels et six pêcheurs portés disparus, depuis le 25 janvier 2010. Le 03 février 2010, la localité de Joal a enregistré la mort de deux pêcheurs et un porté disparu, tous originaires de Thiaroye sur Mer. Le dernier chavirement survenu à Djimbéring, selon un bilan provisoire, a fait un mort, deux rescapés et un porté disparu.
Ces vents d’origine marine font que la mer est très agitée avec de fortes remontées d’eau qui provoquent des dégâts énormes. Le mur de la station côtière de Yoff a ainsi cédé aux vagues et au niveau de la Langue de Barbarie des concessions ont été envahies.
Ces accidents pourraient être considérablement réduits et les recherches facilitées, si des mesures de sécurité individuelle et collective étaient respectées :
le port du gilet obligatoire pour tous les membres d’équipage,
l’emport d’un minimum de matériels de sécurité à bord (pagaies, GPS, réflecteurs radars, fumigènes etc)
la trousse de premier secours,
l’étanchéité et la stabilité de l’embarcation,
l’essai de bon fonctionnement du moteur avant le départ,
disposer d’un moteur de secours,
communiquer la zone de pêche au service local de pêche avant l’appareillage afin de s’enquérir de la situation météorologique.
Déjà, les services compétents du ministère de l’Economie maritime, de la Pêche et des Transports maritimes ont entrepris une large campagne de sensibilisation sur les mesures de sécurité et le port du gilet. Pour répondre à la demande de toutes les bourses, l’Etat a consenti de gros efforts pour faciliter leur acquisition à un prix subventionné. Ces gilets, sont aujourd’hui disponibles dans tous les services régionaux et départementaux de pêche.
D’importants moyens ont été mobilisés, notamment un avion de l’Armée française et des vedettes. L’Armée de l’Air sénégalaise et l’Armée de l’Air française sont en effet mises à contribution et sont en train d’opérer au large des côtes sénégalaises.
Tous les acteurs de la pêche sont invitées à respecter ces mesures élémentaires de sécurité pour continuer à vivre de ce noble métier sans en devoir payer un lourd tribut. |