MBOUR
(Mardi 24 novembre 2009) - La célébration de la journée mondiale de la pêche a attiré l’attention sur un prélèvement responsable de la ressource. Dans la petite côte, les acteurs des différentes aires de pêche ont adopté des sous thèmes. La ville de Mbour s’est investie dans la sensibilisation contre la pêche illicite et le respect des normes dans le transbordement. Les localités de Ngaparou, Saly et Somone ont mené des réflexions sur l’érosion côtière et marine, Joal-Fadiouth a médité sur les aires marines protégées et Nianing, sur le repos biologique du poulpe.
Les acteurs de la pêche ont célébré la journée mondiale de la pêche le samedi 21 novembre 2009 au niveau du quai de débarquement et transbordement de Mbour. Une manifestation regroupant toutes les fédérations faitières tournant autour du prélèvement ou la capture, le transbordement et l’exportation des produits halieutiques ont jugé nécessaire de coller au thème « Pêcher en pensant aux générations futures ».
Le Dr Abdoulaye Diagne, le directeur de la pêche continentale, représentant le Ministère de l’Économie Maritime a fait le point sur la pêche artisanale par ses multiples apports. A l’en croire, l’activité qui regroupe 500 mille personnes est un élément potentiel limitant l’exode rural (économie de subsistance) et luttant contre la pauvreté en assurant un poids dans la sécurité alimentaire. Il a insisté sur des aspects fondamentaux liés à la régression des mises à terre, signes de raréfaction et de diminution de la ressource. L’apport en protéines animales provenant des produits halieutiques estimé à 80 % fait que l’Etat veille sur le sous secteur et participe à la célébration de la journée mondiale de la pêche. Il a invité les pêcheurs à respecter la souveraineté des Etats riverains du Sénégal. De son avis, les pêcheurs doivent veiller sur deux choses, une meilleure formation pour un changement de comportements responsables dans les pays étrangers d’une part, et d’autre part, savoir que la ressource n’est inépuisable et, la protéger. Il se désole de relever, le non respect des dispositions relatives à l‘organisation de la pêche, des pêcheurs à payer la licence de pêche qui n’équivaut qu’à 40 F Cfa par jour, si l’on se réfère à son coût annuel.
Abdoulaye Ndiaye, le secrétaire général du comité local de pêche de Ngaparou et chargé de la communication de la commission départementale pour la célébration de la journée est revenu sur des aspects essentiels et maux de la pêche. A l’en croire, Mbour est l’un des premier port du Sénégal qui mérite une attention particulière. Il a rappelé le principe partagé par rapport au thème de la journée mondiale qui reste « pêcher mieux en pensant aux générations future, pêcher moins en gagnant plus ». Pour lui, le poisson exposé sur les étagères des grands marchés européens ont aujourd’hui une traçabilité qui permet de remonter jusqu’au lieu de capture du produit, déterminer le type d’embarcation qui l’a mis à quai. De son avis, cela doit pousser à plus de responsabilité dans la capture, le transbordement et l’exportation des produits halieutiques. Il a demandé à ses confrères de mettre fin à la capture des espèces immatures et d’arrêter la pêche à la dynamite. M. Ndiaye a conclu par dire que les Ministères du Tourisme et de l’Environnement doivent les aider dans les efforts pour mieux gérer l’avancée de la mer.
Par Samba Niébé BA | SUD QUOTIDIEN |